Un bus en Or!

Au quotidien, ce sont eux qui nous transportent, au volant de leur imposant véhicule. Du midibus au bus articulé de 18 mètres de long, les conducteurs font chaque jour preuve de grande précision grâce à leur savoir-faire pour permettre à tous de monter à bord. Afin de promouvoir ce métier à la fois technique et de relation sociétale, l’UTP, (Union des Transports Publics et Ferroviaires) organise tous les deux ans, et ce depuis 1988, le concours national des Bus d’Or. Prévu en Juin, le concours a été reporté en ce mois d'Octobre.

Sélections internes avec un Citaro C1 à Transpole - photo STAS

Un concours national


Un challenge, sept épreuves, 11 récompenses. Ayant lieu généralement à la fin du mois de Juin, le concours rassemble près de 60 conducteurs, de toute la France et parfois même d’autres réseaux européens. Le concours se tient sur quatre journées. Les deux premières journées ont lieu sur le site de formation de Croizat – Saint-Denis. Ce concours a lieu quelques jours avant le Salon des Transports Publics à Paris.


Le premier jour, les participants peuvent durant la journée découvrir et s’entrainer sur le circuit du centre de formation. Le circuit change d’une année sur l’autre, et il faut donc à chacun prendre ses marques.


En fin de journée, la première épreuve (théorique !) commence, sous la forme d’un QCM portant sur la relation de service, l’environnement, la connaissance du monde des transports, la réglementation du transport public urbain, la prévention des risques, la conduite et le code de la route.

Le deuxième jour, deux bus standards sont mobilisés pour la tenue du concours. Photo UTP.

Le deuxième jour, les conducteurs ont rendez-vous au centre de formation. Les candidats se présentent, puis posent ensemble pour une photo souvenir. Ensuite, les épreuves pratiques commencent…


Lors du concours, les conducteurs devront manier deux véhicules de 12 mètres de longs, assez fréquents sur les réseaux : le Citaro C2 et le Citelis 12, dont nous avons plusieurs exemplaires à Saint-Etienne.

Petite ressemblance entre l'Irisbus Citelis 12 RATP et STAS, vous ne trouvez pas?

Crédits Photos: UTP / Musée des Transports.


Lors de la première épreuve pratique, tous les conducteurs doivent traverser une piste jalonnée d’obstacles, avec les deux bus. Les manœuvres sont parfois délicates avec un véhicule d’un tel gabarit…

La première épreuve pratique: le parcours d'obstacles! Photo UTP

Les différents conducteurs vont maintenant procéder à la troisième épreuve, au volant d’un bus Citelis 12. Cette fois, ce n’est plus seulement l’habileté de conduite qui est évaluée par les juges, mais l’adoption d’une conduite écologique et économique.


Enfin, la dernière épreuve est celle qui requiert la plus grande précision. Intitulée « Mesure d’accessibilité au point d’arrêt », celle-ci évalue la facilité d’accès de tous les publics pour entrer dans le bus stationné à un arrêt par le conducteur.


A l’issue de cette première journée, seuls 10 finalistes sont retenus pour la finale du lendemain.


Le troisième jour (et la finale !) commence alors. Si les précédentes épreuves recréaient des conditions d’exploitation relativement concrètes, ce n’est plus le cas à présent ! La journée commence par un exercice de slalom entre des piquets… en marche arrière ! Et pour corser davantage l’exercice, il est demandé aux candidats de terminer leur passage en arrêtant leur véhicule adossé à une barre.

Entrainements avec un Citelis 12 lors des sélections internes au dépôt Transpole Photos STAS.


Dans certaines situations, cette épreuve est remplacée par celle du demi-tour avec une balle : Une coupole contenant une balle est fixée à l’avant du bus. Le conducteur doit alors effectuer un demi-tour (sans faire tomber la balle bien évidemment !), puis la déposer dans un réceptacle.


L’avant-dernière épreuve repose sur les qualités d’anticipation des conducteurs. Après une accélération en ligne droite jusqu’à une vitesse définie par les juges, le conducteur doit effectuer un arrêt de précision.


L’ultime exercice est une épreuve de conduite en conditions réelles : durant une vingtaine de minutes doit conduire un véhicule standard sur une ligne régulière du réseau local. Celui-ci est assisté par un conducteur de la RATP, connaissant la ligne. A bord du véhicule, des « clients mystère » membres du jury évaluent le conducteur.


Les épreuves théoriques et pratiques sont à présent terminées. Le concours est clos par une cérémonie à Paris, durant laquelle tous les participants du concours sont réunis. 11 prix sont alors remis aux meilleurs conducteurs. Certains d’entre eux récompensent les candidats selon leur classement général, mais aussi selon leur niveau de maîtrise mis en évidence à différentes épreuves (conduite écologique/économique/…).


Si cette compétition récompense symboliquement les meilleurs participants, elle a surtout pour vocation de promouvoir le métier.

La STAS et le Bus d’Or


Un Citaro C1 en pleine manoeuvre lors des sélections internes.

Une sélection. Chaque réseau ne pouvant faire concourir qu’un seul candidat, une sélection a lieu parmi les conducteurs volontaires de notre réseau lors d’épreuves ressemblant à celles du concours au Transpole STAS, à Saint-Priest en Jarez, durant une session de deux jours.

Les conducteurs stéphanois performent sous le regard de leur jury d'un jour

Un parcours type. Lors de cette sélection, c’est avec des véhicules similaires à ceux du concours que les conducteurs arpentent successivement un parcours type : 50 mètres de large, 150 mètres de long, 5 minutes 30 secondes maximum pour le parcourir.


Les membres du jury, chronomètre en main, vérifient le respect des délais et le passage sans encombre des obstacles disposés sur le terrain. Depuis 2014, les services techniques de la STAS ont développé un oscillomètre, spécialement pour ces sélections, qui permet de juger du confort à bord du véhicule en mouvement en mesurant les vibrations ressenties sur un siège passager.

L'oscillomètre made-in-STAS installé dans le Citaro C1. Photo STAS

Un palmarès interne. Si la sélection a pour but de choisir un représentant national pour l’épreuve du Bus d’Or, elle a aussi pour vocation de reconnaitre les conducteurs qui ont fait preuve d’excellentes aptitudes lors de leur passage. Ainsi, les trois meilleurs candidats remportent un trophée symbolique, et les dix premiers reçoivent une récompense lors d’une cérémonie officielle au sein de l’entreprise.


Les conducteurs de la STAS au niveau national. Depuis leurs premières participations au concours, plusieurs conducteurs du réseau stéphanois se sont distingués ! Récemment, nous nous souviendrons des performances de Bruno HERBIN, 3ème au classement général en 2016, ou encore Serge RABERIN, qui a atteint la même position en 2012.


Si ce moment de compétition mais surtout de convivialité permet de distinguer certains conducteurs, il permet également de garantir une conduite confortable et écologique aux usagers du réseau.

Crédits images:

Photos des autobus ligériens: STAS/Musée des Transports

Photos du concours: UTP/ Bruno MAZODIER.


Retrouvez l'article dédié au concours sur le site de l'UTP:

https://www.utp.fr/actualite/bus-dor-2020-les-resultats-les-photos

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